#EDUCATION : rencontre avec les minorités ethniques du centre Vietnam

Grâce à l’association Enfants d’Asie Vietnam, j’ai pu partir à la rencontre des minorités ethniques du Centre Vietnam et voir de nombreux projets d’accueil et d’éducation d’enfants défavorisés. Ce fut réellement une semaine incroyable à sillonner les montagnes et visiter les pensionnats que soutient l’association, avec l’aide de leur partenaire local, les religieuses de la congrégation des Filles de Marie Immaculée. Les soeurs ont été merveilleuses; elles ont un coeur d’or…et un fabuleux sens de l’humour. Elles font surtout un travail remarquable auprès de ces enfants.  

 

Après Ho Cho Minh puis les villages du delta du Mékong, j’ai découvert les hauts plateaux du centre Vietnam, Pleiku et Kontum et les enfants issues de minorités ethniques diverses : Jaraï, Banhar, Rongao…. Les enfants sont magnifiques, plein de vie et d’espoirs.

Les minorités ethniques représentent au Vietnam les populations les plus démunies et exclues, certaines ne parlant que leur dialecte. Beaucoup de familles sont trop pauvres pour permettre d’envoyer leurs enfants à l’école : les frais sont trop importants, l’école trop éloignée de leur village, et les parents ont souvent besoin de les avoir à la maison pour travailler.

Grâce à l’association Enfants d’Asie et ses donateurs, des centaines d’enfants peuvent aujourd’hui aller à l’école et rêver à un avenir meilleur.  Les dons permettent de parrainer des enfants individuellement mais aussi collectivement, avec un accueil et suivi dans des pensionnats : de nombreux enfants peuvent ainsi être logés près d’une école, suivre une scolarité puis bénéficier de l’encadrement, des cours de soutien et des activités du pensionnats.

 

On sent tout de suite en y allant que l’endroit est pour eux  un vrai «  cocon » protecteur et rassurant, une nouvelle famille, un endroit où s’épanouir ; c’est une vraie chance pour ces enfants…on aimerait pouvoir les aider tous (beaucoup de parents viennent demander de l’aide pour leurs enfants, malheureusement les pensionnats ne peuvent pas tous les accueillir, et les financements manquent).

 J’ai pu visiter 6 pensionnats lors de mon séjour. Les enfants nous ont réservé à chaque fois un accueil incroyable. Ils avaient préparé des chansons, des danses traditionnelles Jaraï, des mots de bienvenue en français ou anglais…c’était vraiment touchant. Beaucoup de filles, surtout des filles, ce sont celles que l’association aide en priorité.

 

Elles sont souvent timides, peu habituées à voir des étrangers, puis petit à petit s’ouvrent, rient beaucoup et communiquent. Après quelques phrases d’anglais, je leur ai appris des chansons en français (c’est incroyable à quel point les enfants apprennent vite ; en 15 minutes on chante déjà Frère Jacques ...et en canon ! alors que les enfants ne parlaient avant pas un mot de français..). Les filles Jaraï sont très douées en musique et en danse, j’ai donc appris avec elles à danser la danse traditionnelle Jaraï. Et de mon coté, je leur apprend à faire une ronde en chantant « sur le pont d’Avignon »: toujours un succès !

 

J’ai pu constater à quel point ces filles sont appliquées et sérieuses. Elles ont conscience de la chance qu’elles ont d’être aidées; ce sont souvent les seules de leur famille à faire des études secondaires. Elles veulent être professeurs, nonnes ou infirmières ; et elles travaillent dure.  Beaucoup d’entre elles viennent de familles très pauvres, on le voit aux vêtements, à leur condition physique ; mais elles sont toutes intelligentes, volontaires et gaies. Il y a une lumière dans leurs yeux.

Je pense souvent à nos enfants en France, beaucoup plus dissipés, chahuteurs, bien trop gâtés, qui rechignent à aller à l’école ou faire leurs devoirs. Cela paraît effectivement normal à un petit français d’aller à l’école, avoir de beaux cahiers et livres, prévoir de faire des études et de rêver à un métier. Ici, c’est un privilège, un cadeau, une chance qu’on ne laisse pas passer.

 

Les petites filles tiennent leur cahier et leur crayon comme un trésor et notent tout ce que je leur écris au tableau scrupuleusement, pour surtout ne pas en perde une miette. Elles ont soif d’apprendre et savent déjà très tôt que c’est la seule solution pour avoir un avenir ici.

 

L’éducation des filles est une priorité dans les zones rurales. Soeur Bong m’explique que les filles sont beaucoup plus désavantagées que les garçons ; « il faut les aider ». Je sens dans ses yeux à quel point cela la touche ; elle m’expliqua donc la situation… que l’on ne soupçonne pas toujours dans un pays comme le Vietnam. Dans les campagnes, les filles restent effectivement défavorisées par rapport aux garçons. Elles abandonnent rapidement l'école – seules 57 % des filles fréquentent l'école secondaire - pour accomplir les tâches domestiques et participer aux travaux des champs. Adolescentes, ces jeunes filles qui n'ont pas fait d'études ni appris un métier doivent quitter leur village pour chercher du travail dans la grande ville voisine. Elles deviennent alors domestiques, employées de bar, serveuses dans des restaurants ou des "dancings", autant de métiers qui les rendent vulnérables à la prostitution.

 

Lorsque j’ai interviewé des étudiantes du pensionnat de Ho Chi Minh, une phrase d’une des filles m’a beaucoup marquée. J’ai pris conscience tout un coup de l’importance de les aider. Thao, une des étudiante parrainée m’explique à quel point elle est reconnaissante de l’aide d’Enfants d’Asie ; grâce à cette bourse, elle peu aller à l’université, apprendre un métier et aider sa famille. Elle a pris confiance en elle et se sent capable aujourd’hui d’accomplir des choses.

Et puis après un instant, elle me regarde intensément et me  dit «  je ne veux pas devoir épouser un coréen ». Je lis à cet instant de l’effroi dans les yeux de toutes. Je ne comprends pas. Sœur Beatrice à côté de moi m’explique alors qu’ici de nombreuses filles des campagnes n’ayant pas reçu d’éducation sont fréquemment l'enjeu de trafics internationaux : environ 1.000 jeunes filles par mois sont " vendues " entre 300 et 500 $ à de riches taïwanais, coréens, chinois. Elles vivent alors l'enfer : esclaves dans leur nouvelle famille, elles deviennent la femme d'un mari généralement très âgé ou handicapé.

C’est ce que voulait me dire Thao : elle avait peur, comme beaucoup de filles des villages, d être vendue par ses parents à un vieil homme riche et malveillant.

 

Je réalise à quel point les bourses sont importantes pour ces filles et à quel point le travail d’association comme Enfants d’Asie est indispensable. Quand vous parrainez, pour quelques euros par mois, un enfant d’Asie, vous l’aidez non seulement à aller à l’école, se construire un avenir en apprenant un métier….mais vous sauvez aussi peut être une petite fille d’une vie d’esclave dans une famille en Corée ou Taiwan, vous sauvez peut être une petite fille d’une vie de prostitution, de violence…de l’enfer.

 

Alors si vous voulez les aider, parrainez un enfant : c’est peu d’argent pour vous, c’est beaucoup pour eux.

http://www.enfantsdasie.com/fr/le-parrainage

 

 

Alice Vivian, août 2012 – Vietnam   - Photos @Alice Vivian

 

#EDUCATION : rencontre avec Desak – fondation Pro-Bali

Desak….une femme incroyable, brillante, généreuse, et surtout si touchante ; quel bonheur de l’avoir rencontrée.

Desak a 48 ans et travaille pour l’état. Elle est professeur d’anglais. Elle enseigne à l’école de Singaraja dans le Nord de Bali.

Elle a créé il y a plusieurs années sa fondation, Pro-Bali, dont la mission est d’accueillir les enfants de tout âge pour leur enseigner l’anglais, l’informatique et les fondamentaux pour les plus petits. Une aide scolaire essentielle pour améliorer l’éducation des enfants et leur offrir de meilleures possibilités d’évolution : de l’anglais surtout pour les plus grands, qui pour beaucoup s’orientent vers le secteur le plus prometteur à Bali, le tourisme. Tous n’ont pas les moyens d’aller à l’école ou de payer les livres, notamment les plus petits à qui elle enseigne essentiellement l’écriture.

Desak les accueille, les instruit, souvent les nourrit, les aide s’ils ont des problèmes personnels, les conseille ; c’est une mère pour tous ces enfants, oui c’est une mère…et son histoire personnel me révèlera beaucoup sur elle et sur les raisons de cette fondation ; une histoire touchante qui me donne envie de parler d’elle et de toutes ces femmes à travers le monde si courageuses et si merveilleuses, qui tentent d’apaiser leur peine en aidant les autres, qui donnent de l’amour pour oublier qu’elles en ont manqué.  

Desak a été mariée deux fois. Elle a eu deux enfants de son premier mari. La séparation a été douloureuse, elle a perdu un mari mais surtout ses enfants…Car à Bali, le divorce est toujours défavorable aux femmes : si elles décident de divorcer, elles perdent tout; en cas de conflit c’est à l’homme que revient le droit de garde, quelque soit son comportement et le motif du divorce. Ainsi, beaucoup de balinaises restent souvent avec un homme qu’elles n’aiment plus, qui les trompent ou les traitent mal, tenues par la peur de se retrouver sans rien ni personne.

On retira à Desak ses enfants, dont son dernier qui n’était que tout petit à l’époque. Elle ne les voyait que très peu. Un vrai déchirement.

Puis un jour elle rencontra un autre homme, d’origine chinoise, très beau et brillant me dit-elle ; elle était très heureuse. Elle eu à nouveau deux enfants. Mais le schéma semble se reproduire… (faut-il se méfier des hommes trop beaux et trop brillants ?)... Il rencontra une autre femme lors d’un déplacement professionnel, et quitta Desak. « Une femme qui doit avoir plus d’argent que moi, d’un meilleur statut social peut être ... », me confie Desak blessée et triste.

Aujourd’hui, Desak a récupéré ses enfants du premier mariage ; elle est seule « financièrement, ce n’est pas toujours facile ».

Sa famille ne l’aide plus et il est difficile de revenir dans son village, car ici, si une femme se marie en dehors de sa communauté, elle ne peut plus la réintégrer « Je peux aller leur rendre visite mais conne une invitée, plus comme quelqu’un de la famille ; ils n’ont plus de responsabilité vis à vis de moi, ce ne sont donc pas eux qui paieront mon incinération et cérémonie religieuse si je meurs… ». C’est un sujet qui semble l’inquiéter.

La fondation, c’est une façon de gérer sa peine, car aider les autres c’est prendre du recul par rapport à sa propre douleur. Elle a perdu l’amour de son mari, mais reçoit chaque jour celui de ses élèves et amis.

Quand je lui ai demandé pourquoi cette fondation, elle m’a confié que lorsqu’elle l’a créée, on venait de lui retirer ses enfants… « Grâce à la fondation, j’avais des enfants à aider, des enfants à aimer… » ; elle me sourie les larmes aux yeux.

La fondation compte deux emplacements, un à Singaraja où vit Desak, mais aussi un à Patas, où deux personnes gèrent les cours, sur le programme et l’aide de Desak. Un troisième endroit est en projet.

Desak accueille aussi à la fondation des mères célibataires, beaucoup qui comme elle se retrouvent seules avec des enfants, avec peu de ressources et souvent peu d’espoir. Elle m’explique qu’elle ne sait pas toujours comment les aider . Les réunir, les écouter, partager, lui dis-je, c’est déjà beaucoup, elles se sentiront moins seules, moins exclues.

Le lendemain je passe la journée avec elle et ses élèves à la fondation, et je me rends compte que la fondation est en fait chez elle : elle dédie presque tout son espace à celle-ci. Une salle d’école pour les plus petits, un grand jardin qui accueille les cours d’anglais, une bibliothèque. Les cours d’anglais sont donnés sous forme de cours de conversation, sur un grand tapis dehors au son des oiseaux et au frais des arbres. J’assiste au cours : les élèves sont tous très appliqués malgré l’ambiance détendue et conviviale.

Je suis accueillie avec beaucoup de chaleur et de curiosité, tous les élèves viennent me parler, heureux de rencontrer une étrangère et de pratiquer leur anglais.

La plupart viennent après les cours, dès qu’ils peuvent pour travailler leur anglais. Ils ont compris que cela était la meilleure voie pour réussir dans le tourisme et essayer de gagner leur vie. Les motivations de la réussite ici ne sont pas les nôtres : le plus important pour eux est d’aider leur famille à manger et vivre, de faire la fierté des leurs, de s’ouvrir au monde.

Ces enfants ont soif d’apprendre et s’intéressent à tout. Me voilà donner un cours à Widi sur la révolution française et sur la deuxième guerre mondiale.

La France est pourtant si loin d’eux et de leur culture, mais ils veulent savoir, comprendre. Ils n’ont jamais quitté leur région, pourtant la fabuleuse fenêtre que représente aujourd’hui Internet ou la télévision leur montre des choses sur le monde, des images d’ailleurs, avec un fantasme de voyage qu’ils accompliront peut être un jour me confient-ils tous (autant vous dire que ma situation de « tourdumondiste » est un concept qui leur paraît complètement fou). Ils n’ont jamais quitté le nord de Bali, mais ils me parlent tous de la Tour Eiffel, de Zidane et de Thierry Henri (dans cet ordre….et oui, que des footballeurs, pas de politiciens).

A la fin du cours d’anglais, un des élèves se met au piano. La musique fait partie de l’enseignement que veut donner Desak, c’est une manière d’apprendre la langue et de partager de bons  moments tous ensemble. 

Chez elle, c’est un peu « la maison du bonheur » lui dis-je en rigolant à la fin de la journée. Elle reçoit plus de 65 élèves, aidée par de jeunes professeurs bénévoles. Certains sont comme ses enfants, ils mangent avec elle, l’aident à la maison et elle parle beaucoup avec eux.

Elle accueille aussi très souvent des occidentaux, beaucoup d’anglophones, qui dorment chez elle et qui en échange donnent des cours d’anglais aux enfants. Elle aime avoir du monde chez elle, c’est une mère avec famille nombreuse. Et cela lui va bien.

 

 

Quels sont maintenant tes projets Desak ?

« J’ai acheté un  terrain près de la mer, je voudrais créer un endroit d’accueil encore plus grand », pour des enfants, pour des étrangers, pour des mères célibataires, pour tous ceux qu’elle pourrait aider.

Je l’encourage, c’est une idée formidable.

Il faut qu’elle ait assez d’argent pour le faire me dit-elle, mais elle veut le faire.

Desak m’a dit que certains des mes articles sur d’autres personnes rencontrées autour du monde et leurs projets lui avaient donné de l’inspiration et l‘envie de développer davantage sa fondation. J’en suis heureuse. Et j’en suis sure, son projet se fera.

Je crois que Desak n’a pas perdu l’amour d’un mari, elle a plutôt rencontré sa destiné, celle d’aider les autres ; elle a des choses à accomplir et l’amour lui reviendra deux fois plus fort, de ses élèves et amis mais aussi bientôt d’un autre homme, qui l’aimera et la respectera profondément, un amour à la hauteur de l’incroyable femme qu’elle est. C’est ce que je lui ai dit en partant, car je sens qu’elle est meurtrie et qu’elle a pourtant de grandes choses à réaliser. Il faut parfois juste souffler sur la braise pour la raviver.

 

J’ai eu des nouvelles récemment de Desak. Elle a ouvert en 2014 son 3ème centre pour enfants et continue de recueillir et éduquer ceux qui en ont besoin. Elle a depuis 1 an récupéré la garde de ses enfants ...et enfin pris une revanche magnifique sur la vie.

 

Alice Vivian, mai 2012 – Indonésie, Nord Bali   Photos @Alice Vivian

 

# EDUCATION : meeting the “Nanhi Kali” of India- Andhra Pradesh

In Hindi, Nanhi Kalis means “small flower buds”, a poetic and meaningful name that was chosen by the K.C Mahindra Education Trust (KCMET) when creating a remarkable educational program targeting underprivileged little girls of India. As each little girl has the right to grow and bloom, no matter her religion, cast, ethnic group or background, the Nanhi Kali project, jointly managed by KCMET and Naandi Foundation, fights everyday to make that dream come true in India.

Why focusing on little girls?

Because they are still the most vulnerable and disadvantaged ones. Female discrimination is deeply rooted in the country’s culture. (According to the World Economic Forum’s most recent Global Gender Gap Index, India ranks 113th out of 135 countries for gender parity!). 

The Nanhi Kali project currently supports the education of over 75,000 underprivileged girl children from poor urban, remote rural, tribal and conflict afflicted communities across 9 states (Maharashtra, Andhra Pradesh, Rajasthan, Chhattisgarh, Madhya Pradesh, Karnataka and New Delhi and Haryana and recently in Tamil Nadu). My visit to different schools in Andhra Pradesh enabled me to witness the amazing work of the team with these children.

The programme provides academic support through a 1 to 2 hours class conducted after school hours, called the “Academic Support Centre”, where Maths, Science and Language are taught to bridge the gaps in learning and enable children to attain competency levels.  

A kit with school material including uniforms, school bag, shoes etc. is provided at the beginning of the year to each Nanhi Kali, to enable the girl child to go to school with dignity. (A lot of families in these remote areas can’t even afford the notebooks and pencils, the little girls being then ashamed of going to school).

The Nanhi Kali team also works with the parents and community to sensitize them on gender equity and on the importance of girl’s education, conducting monthly meetings at the school and visiting the villages and parents houses. Furthermore, they give moral support and guidance to the girls, advising on their carrier but also on more intimate worries teenage girls usually experience.

Naandi has established a very innovative methodology of teaching, particularly relevant in such empowerment programmes: The youngest will learn through storytelling and songs. Color charts and drawings they collectively make will teach them everything about hygiene, sanitation and nutrition, essential issues at these ages. 

The primary and high school students work in groups of 5 or 6, where one of them will be chosen by the tutor as a “group leader” to teach the others. Thanks to this method, the children can develop leadership and teaching skills but also respect and sense of collectivity. In that case, the teacher, named  “Community Activist “, coordinates and supports the children on their tasks but leave them enough space to encourage them to participate and interact within the group. They incite the group leader to feel responsible which enable them to be more involved and rigorous.

The children develop a strong and close relationship with their tutor, who they call  “Akka” (sister) rather than “teacher” to avoid distance and create a special bond.

The results of the project are very encouraging; the organization has witnessed a significant increase in both enrolment of girls and attendance of girls in schools.  The dropout rate is curtailed to 10% in the project area and learning level increased by 20 percentage points. It is today 75 000 little girls and families that are able to believe in a brighter future.

Beyond the figures, I wanted to meet the Nanhi Kalis, and ask them about their life, their feelings, about their deepest dreams. I wanted to witness through their testimonials the remarkable impact of the project, to show how education and empowerment of these girls not only give hope for their own future bloom, but to the whole nation. 

   
  
 
  
    
  
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Nandini is 14 years old and is in 9th grade in the APTW Residential School in Araku, far from her village. She has joined the Nanhi Kali programme 6 years ago in 3rd grade. Thanks to the programme she is able to have material for school, very good tutors and can enjoy various activities. Indeed, the strength of the Nanhi Kali’s programme is to not only provide academic support but also all sort of fun activities that will enable the girls to grow and blossom: singing, dancing, gardening, practical trainings, health camp, thematic clubs etc…  

Nandini has nourished some true ambition for the future. She wants to be a doctor, maybe even study in America (the ultimate place for high medical education)! She wants to learn languages and travel. (She told me smiling that she would like to join me to travel around the world! I love her confidence and attitude.)

Being empowered is being able to look at the future and make some plans, to trust ourselves and have the strength to follow our dreams. That is what is see when I look at Nandini. Moreover, beyond the professional ambition, and like all these little girls I met, she has a real will to make a change in her community.  “ I want to be a doctor to open a hospital in my village and give free consultation, because there isn’t any health center there, tells me Nandini. When people are ill they have to go very far, it is expensive and long. I want to heal the people of my community, and inform them on sanitation and hygiene to prevent illnesses.”

Prasanthi, another 14 years old Nanhi Kali, also wishes to make a change. She wants to be a teacher, to help others through education.  “ I want to be a teacher so I can teach my family and all the children of my community. I want to tell them how important education is, and give them a positive message“. Not only Prasanthi wants to be a teacher, she wants to be a Community Activist in the NK programme. She is only 14 years old but she has already understood the keys to empowerment: educating and building confidence through positive words and support. The will to teach is a will of transmission, of sharing. She wants to give others what the Nanhi Khali has given her: strength and hope for the future.

And indeed, the change is in their hands now. These girls are the future of the country.

The Nanhi Kali project enables to empower thousands of little girls, to find themselves and pursue their dreams. And their dreams are not about individual preoccupations, they are all about helping their community and making a change.

Their motivation and spark are very inspiring. It gives hope for the future and most of all it gives us even more strength and passion to fight for them.  

Visit the NK website and sponsor a Nanhi Kali girl http://www.nanhikali.org/

Alice Vivian - India 2012

 

 

#FOODSECURITY Grameen Danone’s Social Business, A yogurt to fight malnutrition in Bangladesh

30% of all Bangladeshis and 56% of Bangladeshi children under the age of 5 suffer from moderate to severe malnutrition. The country has some of the highest child and maternal malnutrition rates according to the UNICEF State of the World's Children Report 2012. While Bangladesh produces sufficient rice to nourish its people, diets often lack vital nutrients such as vitamins and minerals.

As a response to this illness, two inspiring men decided to join forces and complimentary expertise. Franck Riboud, CEO of Group Danone, and Muhammad Yunus, founder of Grameen Bank and later winner of the 2006 Nobel Peace Prize, decided to create a joint venture called “Grameen Danone Foods”. The project was new and challenging: create a yogurt factory in Bangladesh whose mission was to contribute to local development.

Created in 2006 as a social business, Grameen Danone Foods’ primary aim is to have a positive social impact; its pursuit of profitability is based solely on criteria such as improving public health through nutrition, creating jobs, reducing poverty and protecting the environment. The product, “Shokti Doi” (“that which builds strength” in Bengali), is a yogurt that is fortified with nutrients (including vitamin A, iron, zinc and iodine) to make up for the dietary deficiencies of the local populations. The price is affordable for the poorest individuals (7BDT (= 0.07 EUR)).

Grameen Danone Foods affects people's lives not only by improving their health. Benefits exist along the whole value chain. The milk for the yoghurt is purchased from micro-farmers. The production is designed in such a way as to give as many people as possible a job. Sales ladies, the “ Shokti ladies”, distribute the yoghurt door-to-door in the villages and receive a 20% margin. In total, Grameen Danone Foods is responsible for the support of about 1,400 jobs (direct and indirect) within a 30km radius around the plant

The dairy farmer, the rural sailing lady, the factory employee….I wanted to understand how the project has impacted their lives.

Here are the Portraits of Hope:

 

Part 1 . Meeting Akabor, dairy farmer -Nobadori Shariakandi 

Akabor and Alfa are dairy micro-farmers. They have 3 children and live in the village of Nobadori Shariakandi, Bogra’s district. Their house isn’t very big, but they have today 5 healthy cows and a lot of hope to improve their livelihood. Akabor is a hard worker and I can sense his determination. They have been able to sell their milk to Grameen Danone since 2009. They could beneficiate from the cow vaccination’s program and farming trainings. They are happy and grateful. The milk collect point is very close to their house, and they can sell today more than 20 litres a day at a good price.

Grameen Danone has brought them a lot, in terms of income but also services for the cow’s health.  “My cows are healthier, they had free vaccination and I can see the Danone cows’ doctor if there is any problem. Now I know more on how to take care of them ”.  However, the main benefit for these micro-farmers is the guarantee of selling their milk everyday, at a good price and close to their house… and that makes a huge difference!  “ I don’t have to worry anymore. Before I sold my milk at the market but I never knew how much I would be able to sell and at what price, it was hard. Selling to Danone is more security for me and my family. I am very happy.“

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Selling the milk to a collect point that is 5 minutes walk from the house is also a major change. Not only does it save time but it also enables women to sell the milk while their husband are working in the fields (for either cultural or distance issues, most of the women here can not go to the market). Alfa is glad to be able to sell the milk herself and Akbor saves time to take care of his cows. The Micro-credit at the Grameen bank has also been a great help; it enabled Akabor to bye more cows. Thanks to his regular sales to Grameen Danone, his income has increased, improving his family conditions.

His dream? “I would like to have more land and become a bigger farmer so I can sell more milk to Danone”. For his wife Alfa, the dream is to provide better education for their children and have a “real house, with rigid walls, like this one” she told me pointing at the neighbours (rather simple) house.   Life isn’t always easy… but it is getting better.

The impact of GDFL’s activity on these micro-farmers lives is more than positive. It brought them security, a better income and most importantly, hope to improve their livelihood.

Another farmer, Emdadul, shared with me his enthusiasm. “ I have been selling my milk to Grameen Danone every day since 2009! My income has increased, I am very happy and also very proud: thanks to GDFL the area is now famous for its milk!”.

His last comment made me smile. We could not really assert that the area is now internationally “famous“ for milk! However, it shows one thing: the establishment of GDFL’s factory and business has not only enable him to sell his milk in better conditions; Emdadul also feels that people are now interested in them and that they care. It valorises his work, his area and brings him pride.

Part 2. Meeting Tahera,  “Shokti lady “ in Christopur Village

Tahera is one of the 82 “Shokti ladies” of the district, selling door to door the yoghurt in her village. In fact, Tahera is one of the best Shokti sellers. She has been working for GDFL for 4,5 years now, and sales an average of 130 cups of Shokti everyday (two times more than most of the average sellers!).  She is very active, as a seller but also as a woman in her community. She talks a lot about nutrition to the mothers of the village to convince them of the benefits of yogurt and nutrients for their children’s health. She herself tried to give as regularly as possible the Shokti + to her son when he was younger, “to make him strong”. 

As many of these women, it is her first work and she feels very grateful for it. She needed to earn some money, as her husband neglects her and her son, leaving them with no financial support. Her son is now 14 years old, he goes to school and Tahera is working hard to provide him the best life she can. You can see in her eyes her sufferance but yet the strong determination and strength to fight (and she is actually the one you came to see Grameen Danone to ask to work for them after having met a “shokti lady” in her village). Her struggle made her tough and strong-minded.

It is in fact not easy to make her smile when interacting with here; she is very focused on her work, selling the yogurt, counting the money, going to on house after another...no time to loose. But when I ask her what has Grameen Danone brought to her, she responds with words of deep gratitude. “Thanks to this work, I can earn some money and give my son an education. I learned a lot about nutrition, but also on selling and dealing with money. I feel more confident and strong. I am proud to be working for GDFL and am very thankful I had this opportunity”.

Her dream? A good education for her son; in fact she would like her son to work for Danone, and have a good life.

I admire Tahera’s strength and courage. Being a woman in Bangladesh is difficult, and being alone to raise a child in these remote areas makes it even harder. It is an everyday struggle and that just shouldn’t be. Offering them a job is a chance for them to survive, to grow strong, to even hope for a better future for their children. Grameen Danone brought faith to Tahera : an income to live, a role in her community and a dream to hold on to.

I see here staring at the Shokti+ packaging and its famous little Lion: he is indeed an amazing symbol of strength, for the children to grow, but I like to think also for these women to fight.

Grameen Danone’s social business impacts the lives of thousands of people, from children having a better nutrition to all the GDFL hard workers that are today proud and thankful to be part of the adventure. Shokti+ makes them strong, through nutrition for the youngest, and through empowerment for the eldest.

Being a social business makes it of course very challenging. Reaching the long-awaited "break-even point” takes time and adjustments. To up-scale the project demands patience. Yet, I truly believe it is worth the effort, the time and the questionings. The social impact is undeniable; the objective of building new social and sustainable models is too crucial. These testimonials give hope, and the children’s smile brings strength to keep on trying.   

Visit the  website :  http://www.danonecommunities.com/en/project/grameen-danone-food

 

Alice Vivian - Dhaka October 2012


#WATER : Grameen Veolia, bringing safe drinking water to poorest villages of Bangladesh

Nature has granted Bangladesh with abundant fresh water, in the form of numerous groundwater resources that are not too deep and are therefore easy to exploit. 8 million wells were installed during the 1970s and 80s, which now give almost 90% of the population access to water. However, for essentially geological reasons, almost all of the groundwater has been found to be contaminated with arsenic, very often at levels that make it a heath threat. Today, more than 30 million Bangladeshis have fallen victim to chronic arsenic poisoning and some have even died.

Against this background, Grameen and Veolia Water have decided to combine their complementary skills to make clean and safe water accessible to villagers in the poorest parts of Bangladesh. A new company was formed under the name of Grameen Veolia Water Ltd (GVW) with a mission to build and operate several water production and treatment plants in some of the poorest villages in the center and south of Bangladesh. According to the “non loss, no-dividend” social business model, drinking water is sold for 2.5 Bangladeshi taka per 10 liters (2.5 euro cents per 10 liters), an affordable price for the local population. To support the development of the project, GVW has also started a 5 US gallon water-jar business in Dhaka City. All profits earned from this business are reinvested in the development of its safe water distribution system in rural areas.

The first project takes place in Goalmari, located 50 km east of Dhaka. Goalmari's population is about 25 000 inhabitants. The local population use groundwater for cooking and drinking but 83% of the deep tubewell are naturally contaminated in arsenic (>10µg/L). As the surface water is not contaminated in arsenic, the plant uses river water that is filtered and treated. The water will then be provided via a pipeline network to “tap point” where “Grameen ladies” can dispense the water at certain times during the day when people bring there pitchers or jars. These points are located at key areas of the villages.

In 2010, the network was extended to the neighboring villages of Padua Union, bringing the total number of people with access to drinking water to 2,600. The next stage of the project will bring water to a greater number of Goalmari and Padua Union residents, as well as the surrounding villages providing 4,000 people with access to drinking water.

If the break-even point has not been reached yet, the sells are progressing and the social impact is more than significant: thousands of local people finally have access to drinking water that doesn’t make them ill. How could we not encourage such a purpose? A social business takes time, especially reaching the up-scaling phase. However, GVW has learned from its mistakes and adjusts its action everyday, with humility and perseverance. In close partnership with Drishti Research Centre, they were able to improve the understanding of the population’s culture and behaviors, and provide a remarkable groundwork. This relevant anthropologic and research-approach lifted major impediments to the development of the project. It enables to identify good practices and potential improvements day after day.

Besides the crucial sanitarian impact, Grameen Veolia Water also created employment. In fact, beneficiaries of the project are also the local people working on the project: the plant’s staff of course, but also the auxiliaries whose mission is to raise awareness on water and health, and the ”water dealers”, in charge of the tap point distribution. Not only does these villagers, and mainly women, now have a job, they also have an opportunity to play a major role in their community, bringing them pride and strength to fight for a better life.

Meeting Shande: water dealer

Shande is a calm and altruist woman. She is married with 3 healthy children. She has been working has a water dealer for Grameen Veolia for almost a year now, and sells an average of 4 000 litters a month to 18 households. Indeed,  “this area of Goalmari village is very satisfying in terms of sells and awareness, tells me Roubina, Grameen Veolia’s SEO (Socio-Economic Officer). The community is very enthusiastic about the project”. Even if it is a poor area, yet it is one of the highest selling points. They understood the health messages Veolia has given them through the auxiliaries. It proves how crucial the education of these communities is. It is the only way to remove the price barrier.

Shande really likes her job of water dealer. Of course, it is not always easy to sell the Veolia Water, as some people still don’t want to pay for water, a natural resource they always had for free. But Shande tries to give them all the information she has on the danger of Arsenic to convince them. And the auxiliaries are doing an important work of education to help the community being more aware. “It is a very good project, I am proud to work for Grameen Veolia”. Shande feels she has an important responsibility, that she is doing something good for her village. She loves her work. Indeed, thanks to Grameen Veolia, she is now able to earn some money. Even if the commission is not very high, the bonus are good and helpful. She had a double bonus last month and that makes her smile! But the main motivation for Shande is mostly the role she plays in her community and the socializing benefits. Her work enables her to interact more with others: “I can meet and talk with a lot of people, build relationships“. (Her eyes are now brighter as she speaks; we can feel how meaningful these interactions are to her). Furthermore, she is improving the social welfare of the community, and that makes her smile even more: “I am happy because I am keeping safe the people from arsenic”.

Meeting  Rahima : auxiliary

Rahima is a strong and committed woman. Her eyes reveal her kindness and generosity. She has been working for Grameen Veolia as an auxiliary for 1 year. Her role is to inform the community of the danger of arsenic for their health, and convince them of the importance of drinking the clean water Grameen Veolia provides. In fact, Rahima was already involved in community development before, as a member of school and local committees but also as an elected commissioner of the local government. She is now dedicated to Grameen Veolia’s project and really likes her job. “ I am very happy; I can work for my community, help the people and my relatives.”

What has changed in her life?

First of all: knowledge. Thanks to GVW she has learn a lot about water, health and about arsenic. She has also gained conversational skills. Furthermore, she now has an income and is able to help her family. That financial contribution is important to her. Rahima thinks all women should work: “It is a source of income and personal development for women”. Rahima feels stronger.

Finally, her job has brought her confidence and social bonding. Her work enables her to meet and talk with a lot of people everyday. And she really enjoys these interactions.  

Yes, this work has been a change in her life, and she hopes it will be even more in the future. ”I can earn money by working for my community’s social welfare. I am very happy. ”

Her dream for the future? It is not about her or her family; it is about health for her community. “I wish that one day at least 80% of the people in the region will buy and drink Veolia’s safe water”.

I sincerely wish them the same. I even dare to wish for 100%...

 

These two women are happy and proud to work for Grameen Veolia. Talking to them made me realize how much the social bonding was essential for them. The women living in remote areas in Bangladesh have very few freedom and interactions. Most of them are not aloud to go far from their house. Their social and personal development is limited. Working for Grameen Veolia is an opportunity for creating social interactions. It gives them more strength and confidence, as they can have a role in their community. It is a great chance of empowerment, and most of all, it brings them a lot of joy.

 

Goalmari, October 2012  - Text and Photos ©Alice Vivian

 

 


#BIODIVERSITY : meeting Araku’s tribal communities, Livelihoods “HHARIYALI ” project

The Livelihoods Fund is a carbon investment fund providing investors access to biodiversity friendly carbon credits that aid rural poors through large scale and social impact projects. Initiated by DANONE in June 2011, the fund was joined by 6 other contributors: Schneider Electric, CDC Climat, Credit Agricole, La Poste, Hermes International and most lately Voyageur du Monde. The fund invests in three families of projects: Ecosystem restoration, Agro-forestry with soil restoration and Rural energy development that will reduce deforestation

This innovative carbon offsetting programme designs inclusive and sustainable projects for the population, as a result of a close cooperation between the Fund, the local partner and local communities. In other words, the programmes are not only about trees planting and carbon storage (with no further challenges than offsetting western companies carbon excesses (and bad conscious!)), but it is also improves the livelihood of thousands of people, empowering them and making them the main actors of the change. Populations are owners and beneficiaries of immediate returns of projects. Their ecosystem of life is renewed and they can produce wood, fruits, crops… or other products they will decide to either keep for their own consumption or to sell by organizing themselves into small cooperatives

The “HHARIYALI ”project, was a pilot project started by Danone with one of its local partner Naandi foundation, in 2010.

It is conducted in the Araku Valley, located in Andhra Pradesh (east of India) where the disappearance of forests and the extensive cultivation of bare soil resulted in a drop in soils fertility. The local tribal communities, most marginalized and socially deprived, cultivate food crops and coffee in full sun.  The objective was to implement a large program of planting fruit trees to restore the forest and to improve farmer’s livelihood. In addition to revenues coming from coffee, (which is currently the primary cash crop grown in the valley) fruits from the Araku valley will in future bring food resources and revenue. Plantations belong to individual farmers on a secure tenure.

After less than 3 years, 2 million trees have been planted reaching the objective of 6,000 hectares of restored forest: predicting carbon storage in biomass above the ground is 1.1 million TeqCO2 for 20 years. Beside this significant environmental impact, it is more than on 65,000 people that will beneficiate of a better livelihood.

Meeting  the Turakalametta villagers

The Turakalametta villagers are beneficiaries of the project, and that make them smile! In fact, they have been very enthusiast since the beginning of the programme in 2010. They were provided with different types of seeds: mango, custard apple, papaya, drumstick, cashew, orange, lime etc…trees that are now growing and will soon give some fruits. As a long-term investment, they also planted bamboo and teak wood, which will be able to provide important amount of money in 10 or 20 years. “ Planting these types of trees is long term investment; it is like a money deposit on a bank account! When they will need money, they will just cut a teak tree and sell the wood “, explained to me David Hogg, Chief Sustainability Officer Naandi Foundation.

Nature is the bank, their savings reside in their trees (and they don’t need to pay interest on that!).

Besides the seeds, Naandi provided relevant horticulture trainings. They were able to learn about mix cultures, composting, but also nutrition. Naandi introduced to them new types of vegetables and fruits in order to improve their feeding habits and health. The village planted a total of 42 acres of trees and crops.

Every members of the families participated. Development committee’s meeting every month with a VHC (Village Horticulture Coordinator) enables to share information, follow the project, provide trainings etc…

Thanks to this programme, they will be able to grow fruits and vegetable the whole year, for their consumption but also to sell and soon increase their income.

Korra Bodama was the most talkative of the crowd. She is a very enthusiastic and dynamic woman.

All her family planted the trees and got involved in the project. She is very happy and grateful. Thanks to this programme they will increase their income and knowledge on horticulture and nutrition. “ We have learn about new type of cultures; and we now eat lemons, oranges...other good fruits for our health. With the increase of our income, I will be able to give a better education to our children and improve our lives.

Maybe I will be even able to purchase a TV, or gold!” she tells me laughing showing me her jewelleries.

The communities also understand the benefits of the programme on the environment, on a larger scale, even if it is not the first answer they will spontaneously mention (global warming and pollution is something less concrete for them than being able to eat and live!). They mentioned the importance of reforestation for the global environment: “ It reduces pollution and improves soil quality” tells me one of the peasants. “ We need to protect our lands and nature”.

 

 Meeting Jagannadham and his wife Mutyalamma : Kodeli village

Jagannadham and Mutyalamma entered the “HHARIYALI” programme in 2011 (one year after the beginning) after they heard about it from another village. In fact, as soon as Jagannadham heard about Naandi’s initiative, he went to see them to ask for their support. He didn’t even wait to have the crops to dig the pits: he was so eager to plant that the whole family spend the summer digging even if hey had no seeds yet! Thanks to the initiative, he was able to plant 96 mango trees and 11 other varieties of trees and crops, which will start to give fruits next year.

He was trained, and learned about the importance of mix cultures, but also everything about organic horticulture and biodynamics. His enthusiasm made him the perfect VHC (Village Horticulture Coordinator) and he takes his role of technical advisor of the village very seriously. So when I asked him about what has brought to him this initiative, not only does he mentioned the increase of income that it will bring, but he insists on more social and psychological benefits: the knowledge and is new role in he village. Being a VHC enables him to have a role in his community, to feel important and respected. “Before, not a lot of people came to my house and talked to us. Now, as an advisor, I meet a lot of people, visitors come to see me all the time, from outside but of course from my village. I can give them technical advises, encourage them. I feel more important. I am proud.”

He seems very happy and grateful. His energy is great to see (he was so enthusiast we couldn’t make him stop talking!).  “ I really like to learn new things! I have always learned from others (a friend taught me to do bricks and carpentry...I could then build my house. Another friend taught me some things about Ayurveda medicine so now I can use plants to heal my family….Thanks to Naandi I could learn about horticulture technics. I can now provide food for my family and have a better income! “.

Jagannadham is very active. In fact, he is also registered in the SMAT (small and marginal tribal farmers mutually-aided cooperative society) initiated by Naandi for coffee farmers. He knows that the cooperative will also help him to sell the fruits and vegetables he grows with this new horticulture programme.

His dream ? To build a new house and have more lands to farm, to continue helping and advising his community. But mostly: to be able to give a better education for his 3 children.

Jagannadham is a beautiful example of empowerment, and shows the great social impact of this project. The local people are completely involved: they are trained, supported and made responsible, individually and as a community.

Not only is the forest being restored little by little, but also does these tribal communities’ confidence and strength. They have the power to improve their livelihood and dream for a better future for their children.

 

Read more about Livelihoods fund and its projects:

 Araku, September 2012  - Text and Photos ©Alice Vivian

#SOCIAL#NUTRITION : rencontre avec Elizabete, bénéficiaire du projet Danone Ecosysteme « Caring for the Caregivers »

2,3 millions de Brésiliens sont aujourd’hui dépendants de l’aide d’une tierce personne pour vivre. Les métiers de service aux personnes âgées représentent un enjeu crucial. Les aînés ont besoin de soins et d’une alimentation spécifique et les auxiliaires de vie sont les premiers relais pour sensibiliser à de tels enjeux. Grace à ce projet, en cinq ans, 1 150 personnes recevront une formation adéquate. 80% devraient trouver un travail.

Elizabete est l’une des « Caregivers » formées par l’association. Cela fait un an qu’elle suit le programme; elle est aujourd’hui officiellement une « cuidador », une auxiliaire. Elle travaille dans un centre social public pour personnes âgées dites « fragilisées », venant essentiellement de la rue ou ayant subit des violences physiques ou psychologiques dans leurs familles.

Elizabete travaille auprès de personnes âgées depuis 10 ans, principalement des sans-abris, une vraie vocation. Avant d’être auxiliaire, elle était cuisinière dans des centres, et apprenait aux résidents comment cuisiner et se nourrir. Elle me dit avoir toujours aimé s’occuper des autres, « Je crois que j’ai cela en moi depuis longtemps » (Mes yeux s’arrêtent à ce moment sur son collier, un pendentif en forme …de cœur…comme quoi. Ce sont souvent des petits détails qui en disent long sur la personne...).

Et quand on lui demande pourquoi les personnes âgées plutôt que d’autres, les enfants par exemple, elle répond que nos ainés ont tout à nous apprendre. « Les personnes âgées ont l’expérience de la vie, des histoires à nous raconter, des choses à nous transmettre (…). Pourtant on les néglige trop, ici beaucoup de familles les cachent comme une honte ». (Je m’interroge : que c’est-il passé dans nos sociétés ? Nos anciens ne sont-ils pourtant pas les plus sages ? Une sagesse que l’on étouffe, au profit de l’indifférence ou de l’exclusion).

Quand je vois Elizabete avec les résidents du centre, attentionnée, souriante, tactile, je suis touchée par ce qu’elle est et ce qu’elle donne. Elle me parle de leurs histoires : ce couple « fraichement » formé au sein du centre qui ont l’aire de deux adolescents amoureux,  ou cette femme, arrivée il y a plus d’un an, qui a perdu la parole depuis qu’elle a subit des violences physiques dans son foyer….elle s’accroche au bras d’Elizabete pendant toute la visite du centre. Elle ne parle pas mais ses yeux montrent de la détresse.

Je prends ici conscience du rôle essentiel des auxiliaires de vie, de cette main donnée avec tendresse ou de ce mot qui rassure, pour des gens qui se sentent beaucoup trop seuls et exclus.

 

Avec cette formation d’auxiliaire, Elizabete a pu progresser professionnellement, et elle croit au potentiel du métier. Elle a appris beaucoup : nutrition médicale, soins, soutien psychologique… « Au delà de l’évolution professionnelle, cette formation m’a apporté une vraie considération et satisfaction personnelle. »

En effet, l’apport est multiple, il s’agit tout d’abord d’un emploi plus rémunérateur (son salaire a déjà progressé de plus de 20% en an et continue sur cette tendance), mais le programme permet aussi une prise de conscience de ses capacités, une confiance en soi (« oui, je suis fière d’être une auxiliaire de vie »), une valorisation qui développe l’envie d’apprendre et d‘entreprendre. « Aujourd’hui, j’aimerais aller plus loin et suivre une formation en psychologie ; j’aimerais également faire partie d’une association d’auxiliaires pour défendre le métier. »

Alors que manque t-il aujourd’hui aux femmes pour se former et se professionnaliser ? L’envie, la confiance ?

« Les femmes ont la plupart du temps l’envie de travailler, mais il leur manque souvent le soutien de leur mari ou entourage (le machisme est encore très présent), elles doivent s’occuper des enfants, elles n’ont pas le courage nécessaire pour sortir d’un schéma qu’on leur impose, et surtout il leur manque l’opportunité, un programme de formation comme celui-ci pour les aider. »

Ce projet est une vraie chance pour ces femmes, elle en est consciente.

Et pour la suite ?

« Je veux continuer à travailler dans ce centre, mais aussi aller travailler dans des familles. Je veux approfondir mes connaissances en psychologie pour mieux comprendre les gens, afin de mieux les aider. » (…)  J’aime ce métier ».

Elizabete, es tu heureuse aujourd’hui ?

« Sim, muito Feliz ».

Un grand MERCI à Denise et Marilia de Olhe, qui font un travail incroyable pour l’association et sur ce projet. Intelligentes, chaleureuses et généreuses, ce sont deux femmes lumineuses et inspirantes, qui contribuent au progrès social de leur pays. Une autre belle rencontre qui me donne de l’espoir et de la force pour mon projet.  Merci

http://ecosysteme.danone.com/project/medical-carers-brazil/

 

Sao Paulo Brésil, février 2012 Text and Photos ©Alice Vivian 

 

 

#SERENDIPITY : rencontre avec le peuple Tacana

Il y a quelque chose de spécial ici, en Amazonie orientale, quelque chose qui me pousse à vouloir rester, je ne sais quoi et pourquoi, une énergie, une force, ma fascination pour les traditions et rituels indigènes, la magie de cette jungle qui nous entoure. La nature est partout, sauvage, puissante, elle régit les croyances, les rites, aide à la guérison du corps, de l’esprit et de l âme. Les étoiles aussi sont incroyables, je n’ai jamais vu un ciel aussi magnifique. Je passe des heures le soir à regarder la voie lactée.

Après plusieurs jours de trek dans la jungle pour découvrir la faune et la flore, je voulais découvrir et connaître les gens qui y habitent, en savoir plus sur les peuples indigènes, et notamment sur le peuple Tacana qui se trouve autour de Rurrenabaque.  Restait à savoir comment.

Mi amigo Nicolas, venant lui même des Tacanas et travaillant pour l’agence d’éco-tourisme avec laquelle j’étais partie dans la jungle, me propose de m’emmener dans les communautés voisines ; ce sont ses amis, sa famille, et il est touché que je puisse être intéressée par leurs conditions de vie (les touristes ici vont uniquement voir le jungle et les animaux). Il me dit qu’il aimerait trouver un moyen de les aider, de créer un circuit d’ethno- tourisme qui permettrait  de proposer des visites de ces villages et de générer des revenus pour ces communautés. Je vais essayer de l’aider et réfléchir avec lui à la manière dont pourrait être organisé une aide à leur développement.

Nous voilà donc partis en moto sur les chemins sauvage et boueux (il faut avoir le coeur et l’estomac bien accrochés….les routes sont épouvantables)

Visites de la communauté de Bella Altura : je rencontre la famille Guari

Ils nous accueillent avec beaucoup de gentillesse et de timidité, nous font visiter leurs habitations: des cabanes en bois aux milieux des herbes folles et des coqs. Les conditions de vie sont précaires ; ils ont pourtant l’air si tranquilles. Le père de famille m’explique qu’il a très peu de matériel pour travailler ; il vit de ces quelques objets qu’il fabrique (coupelles en bois, bijoux..), qu’il a bien du mal à vendre. Pendant qu’il me parle, je le vois travailler un bol en bois, muni d’un très mauvais couteau, il n’a que ça, pas de lime, pas de papier de verre, c’est long et le résultat plus grossier que ce que je vois sur les marchés. Cela me fait de la peine, il ne lui faudrait pourtant pas grand-chose, quelques outils et quelques conseils pour les vendre en ville.

La mère de famille fait du tissage, mais ne sait pas non plus comment vendre. Ses problèmes de santé la limite, l’accès aux médecins n’est pas facile, et il n’y pas de Shaman dans cette communauté pour les guérir. Elle a déjà failli perdre une de ses filles,  encore souffrante, mais « Es la vida » me dit elle en souriant.

Ils sont touchant.

 

Communauté de Buena Vista : rencontre avec Lourdes

Lourdes est une femme forte, courageuse et travailleuse. Je l’ai tout de suite aimé. Elle vit avec ses deux filles et petits enfants. Sa dernière fille n’a que 17 ans mais a déjà un enfant, et est à nouveau enceinte ; le père est parti nous confie Lourdes ennuyée, comme le premier. Ici pas de contraception et l’avortement est inenvisageable ; les filles sont mère très jeunes, trop jeunes, il est difficile pour elles de pouvoir étudier, alors elles aident leur mère aux diverses tâches du foyer. La deuxième fille doit avoir 20 ans, elle vient s’asseoir avec nous, j ai du mal à la comprendre, elle est pieds nus, ses jambes sont abimées de partout, je crois qu’elle a un léger handicap mental. Elle aussi un enfant, la encore, pas de père, que se passe-t-il dans cette famille ? Quant au mari de Lourdes, je ne sais pas s’il est décédé, parti, je n’ose pas demander…

Lourdes nous prépare un repas, m’apprend à tisser (je ne suis décidemment pas assez patiente pour cela…) et me raconte des choses sur son métier. Pour vivre, elle fabrique des sacs et des ceintures, une très jolie méthode de tissage artisanal. Elle essaye depuis un certain temps de créer une organisation de femmes pour développer les métiers du tissage ; « à plusieurs ont est plus fortes » me dit elle. Mais la tâche est difficile, les femmes manquent de moyens pour acheter des machines, manquent d’organisation et de soutien, et surtout de compétences commerciales. Si elles savent faire de très belles choses de leur main, Lourdes m’avoue qu’elles sont incapables d’aller sur des marchés pour les vendre, elles ont peurs, ne savent pas. La encore, il y aurait tellement de solutions pour les aider. Au-delà de participer à un programme d’ethno-tourisme, c’est surtout des modèles de microcrédits et d’enseignement qu’il faudrait à ces femmes, une manière de les rendre indépendantes et de développer de meilleurs revenus. Mais il leur faut du soutien et leur redonner de l’espoir, car si les régions du sud sont aidées par de nombreuses fondations et organisation, en Amazonie les aides sont quasi inexistantes. 

Acteurs du social et spécialistes du microcrédit, à bon entendeurs, il y a ici de choses à faire.

 

Mailin ne quitte pas sa grand’mère, c’est une petite fille magnifique, vive et gaie. Je me demande comment sera sa vie de femme dans 15 ans, si les conditions se seront améliorées et si elle pourra avoir un métier.

Ces grands yeux noirs rieurs me donne de l’espoir.




Alice Vivian, février 2012 – Bolivie, Amazonie  - Photos @Alice Vivian


#WATER #AGRICULTURE : meeting Suyamto, beneficiary of the Danone Ecosystem “ Klaten” project

Suyamto is a retired teacher living in Boto village near Klaten, central Java. He is warm and welcoming, with a large bright smile revealing his wonderful personality and kindness. He is one of the beneficiaries of the Klaten’s farmer’s empowerment project, launched in late 2010 by Danone’s Aqua Indonesia and Bina Swadaya (local NGO), part of the Danone Ecosystem program. The main purpose of this initiative is to improve water resources management in Pusur watershed, while improving rural livelihood. A relevant and complex model as water is a critical matter for Indonesia, one of the most populous countries in the world, yet where water & environment are often poorly managed. In Pusur River Watershed, rural livelihood has been endangered. Water and soil quality is being threatened, and local economy is facing difficulties. Furthermore, soybean and rice use for baby food require a strict control of farming practices. 

 

 

 

The aims of the project are to empower farmers, providing access to adapted services through community organizations, to promote sustainable farming practices to protect water resources on long term, and to provide high quality products to Supply Sari Husada (Danone’s baby nutrition BU).

To that aim, the main actions were to establish “Community Eco-Centers” (cooperatives) providing services to 4500 members, and to operate 20 “village production units” supplying compost to local farmer’s groups. In addition, 100 “village nurseries” were set up to supply 1,000,000 trees to upstream farmers. The cooperatives permit to supply agro services, technical support, quality control and of course essential trainings for farmers, implementing innovative and green livelihood practices. Furthermore, a Business Development Services center enabled to establish micro-finance services (saving and loan) and financial and administrative assistance. The model is effective : after 15 months of running, 500 farmers were trained, almost half of them had access to micro credit and created their own structures, incomes and employment figures largely increased, including the youth, which was one of the major challenge. 11 Ha of land were converted to organic cultivation: corn, rice and soybean.

Suyamto is the owner of an integrated farming unit. Thanks to the project, he was taught about household green farming practises, and let me say he has done his homework pretty well! He is an example to follow for all other farmers. Since he started being in the program a year ago, he has put into application all the training and help provided: micro-credit, organic farming principles to grow vegetables and fruits, a focus on polybag agriculture for a quick conversion, but also the production of organic fertilizer (sheep compost), a poultry…All the space he has is exploited at best to generate a better income and integrate sustainable practises.

 

 

When we asked Suyamoto what were for him the main benefits of this program, he smiled gratefully and mentioned first the importance of the knowledge he gain thanks to the training. 

Furthermore, and especially as he is retired from his previous job, these new activities have generated a significant income, improving his life conditions, and that quite rapidly (proving that organic conversion can be quick and facilitate).

When we talk about the future, he is very optimistic, not only for himself but for the rest of the community, as he feels this program can really help improving life conditions. In fact, Suyamato (as a teacher) feels very concerned about transmitting this knowledge. More than is own financial preoccupation, it’s teaching to other farmers that matters, a mission, a guiding role he wants to provide. And has he said, to convince the others in adopting new farming practises, you first have to make them witness concrete results, see from their own eyes that it can be rapidly achieved.  

Suyamato will be an excellent example for other farmers, with no doubts.

While inviting us at his table, he talked to us about his daughter, showing us her photo on the wall proudly and lovingly; she wants to be a teacher too.

What about farming? He smiled. He will maybe teach her also about organic farming….

Suyamato will be an excellent example for other farmers, a “ green teacher” convincing reluctant established farmers to adopt these practises, as well as the youth that often see farming as poorly ambitious.

His good heart and optimism are incredibly inspiring. What a positive attitude. What a lovely person.

 

The objective of the project is now to prove its sustainability and to make the organization completely self-sufficient. A challenge Danone and its partners want to achieve in the two coming years. I must admit I truly admire the project and the amazing field team: the program is strongly innovative, as the entrepreuneurship is here based on natural ressources management, a very complicate matter.

Indeed, if the first objective is farmers empowement, the long term consequences should also be the water resources protection, a challenge even higher considering the very complex environment.  The finality is nevertheless immense, water is a precious resource, even if western countries often seem to forget, it remains one of tomorrow’s biggest issue.


Alice Vivian, May 2012, Klaten